Quel cheval pour de l’équitation western ?

Quel cheval pour de l’équitation western ?

En théorie, tous les chevaux peuvent pratiquer l’équitation western. C’est une équitation relativement accessible pour tous, et ce, quelque soit le niveau du cavalier et de son cheval. Toutefois, on retrouve surtout trois races de chevaux qui s’y démarquent et qui font leurs preuves en compétition à haut niveau.

Conformément parlant, les westerneurs aiment un cheval court, compact, avec une arrière main puissante, et un équilibre naturel. Côté mental, on aime les chevaux froids dans leurs têtes, parés à affronter toutes les tempêtes sans chauffer sous la selle. Vifs, disponibles, parfois avec du caractère, le cheval réactif fera le plaisir de son cavalier.

Trois races, cependant, se détachent et se retrouvent aux origines de l’équitation western. Comment parler de cette équitation, sans mentionner le Quarter Horse, le Paint Horse, et l’Appaloosa ?

Le Quarter Horse, rolls-royce de l’équitation western

Le « petit cheval au grand coeur » est l’un des chevaux les plus polyvalents. Courses, travail de ranch, cheval de sport, il surmonte tout, avec ce talent inné de vouloir toujours bien faire. Cheval disponible, au mental froid, capable de monter en pression en une seconde, et de revenir au calme la seconde d’après.

Il est, à ce jour, la race de chevaux la plus répandue dans le monde entier. Ce petit cheval (généralement entre 1,50m et 1,60m guère plus), tire son nom des courses. Le Quarter Horse était réputé pour être très rapide sur un quart de mile, – environ 400m – d’où son nom. Ses origines remontent aux chevaux espagnols (le genet principalement), croisés avec des pur-sangs.

Cheval court, massif, puissant, avec des pieds robustes, le Quarter Horse brille dans toutes les disciplines. Le stud-book accueille toutes les robes, sauf le pie.

Ce stud-book, est l’une des associations les plus reconnues : l’American Quarter Horse Association, née dans les années 1940 à Forth Worth au Texas, et compte environ 5 millions de chevaux.

En France, c’est l’Association France du Quarter Horse qui organise tous les évènements autour de la race, notamment des concours dotés à EquitaLyon et aux championnats de France.

Quarter Horse

 

Le Paint Horse, de la couleur dans ta vie

Réputé tout aussi polyvalent que son cousin, le Paint Horse est la deuxième race la plus présente aux Etats-Unis. On la retrouve aussi chez nous, en Europe.

Cheval tout aussi petit, entre 1,48m et 1,60m, il a une arrière main puissante, une petite tête arabisée.

S’il a en commun avec le Quarter Horse beaucoup de ses qualités et de ses capacités de polyvalence dans toutes disciplines confondues, là ou il diffère, c’est au niveau de sa robe : il se caractérise par sa robe pie. Toutefois, certains Paint Horses peuvent être unis : sans tâches, on défini ainsi la robe de « solid ».

Ses origines remontent au barbe espagnol, et aux mustangs, avec une légère touche de pur-sang. Si le stud-book de la race existe depuis 1962, le stud-book du Paint Horse fut créé puisqu’en Quarter Horse, les robes pies ne sont pas acceptées. Pour autant, ces deux stud-books sont très proches, et il n’est pas rare de voir des chevaux étant inscrit dans les deux registres. Par exemple, le célèbre étalon Colonel Smoking Gun (plus connu sous Gunner) pouvait à la fois reproduire en Quarter et en Paint.

Les Paint Horse étaient des chevaux très appréciés des Indiens d’Amérique du Nord, particulièrement les chevaux pie ou tachetés.

Tout comme le Quarter, le Paint Horse dispose de son association, qui gère les papiers des chevaux et le stud-book : l’American Paint Horse Association

En France, l’Association Française du Paint Horse organise tous types d’évènements autour de la race, notamment des concours réservés aux Paint Horse.

Paint Horse

 

L’Appaloosa, le cheval des Indiens

Impossible d’oublier ce cheval bariolé qui a fait le bonheur des Indiens d’Amérique de part sa robe si particulière.

Originaire, comme tous les chevaux d’Amérique, du Genêt d’Espagne, ils ont été sélectionnés pour leur robe bariolée, qui semblait ne pas convenir aux Espagnols, qui rechignaient à garder de tels chevaux colorés.

Il font ainsi le bonheur des Indiens Nez-Percés, qui sont établis près d’une rivière qui le nom de Palouse. C’est de là que ces chevaux tireront leur nom. La race a bien failli disparaître en 1877 après la reddition des Nez-Percés ; les chevaux ont pratiquement tous été abattus puisque considérés comme des armes de guerre. Mais certains propriétaires de ranches, continuent d’élever des Appaloosas.

Les Appaloosa ont quatre caractéristiques qui les différencie et permet de les reconnaitre : le tour des yeux, la bouche, les naseaux et les parties génitales sont marbrées, le blanc de l’oeil est visible, ses sabots sont striés, et, bien évidemment, sa robe tachée. D’ailleurs, sans trop rentrer dans des détails génétiques qui me dépasseraient, se nomment communément : le capé (« spotted blanket ») zone blanche tachetée qui recouvre la croupe, le léopard, la robe est parsemée de tâches, le « few spots » où la robe est blanche presque unie, le « snowflakes », comme son nom l’indique, est une robe parsemée de petites tâches blanches, etc..

Certains Appaloosa ont la race, mais pas la robe. Comme les Paint Horse, on parle d’Appaloosa « solid ».

Autre particularité, ces petits chevaux n’ont presque pas, ou peu de crins. La légende raconte, que les Nez-Percés les auraient sélectionnés ainsi ; lorsque, passant dans les fourrés pour surprendre l’ennemi, ils ne laisseraient pas de crins accrochés aux branches.

Ces petits chevaux sont réputés pour être vifs et réactifs. Parfois décrits comme caractériels par certains, ce sont des chevaux d’une seule personne. Mais comme le Quarter et le Paint, ils ont été nés et élevés pour le travail de ranch, ce qui en fait des chevaux absolument polyvalents.

En 1938, l’Appaloosa Horse Club est né, et les chevaux Appaloosa génèrent un vif intérêt. Elle est la troisième race la plus importante aux Etats-Unis.

En France, c’est l’Appaloosa Horse Club France qui gère et organise les évènements autour de cette race atypique.

Appaloosa

 

Ce sont les trois races que l’on retrouve le plus, mais n’importe quel cheval peut tout à fait pratiquer le western.



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