Mon cheval est naviculaire, ou quand le ciel nous tombe sur la tête (partie 1)

Mon cheval est naviculaire, ou quand le ciel nous tombe sur la tête (partie 1)

C’est rien qu’un tout petit mot.

Mais c’est le ciel qui s’effondre.

C’est ainsi que je l’ai vécu ; le verdict du véto, aussi abrupt que sentencieux : votre cheval est atteint du syndrome podotrochléaire, autrement dit, syndrome naviculaire.

Mais c’est quoi, ce naviculaire ?

En vérité, c’est vaste. (et compliqué, alors pardonnez-moi si ce n’est pas totalement juste)

On met à peine un pied dedans qu’on se sens plonger dans un puits sans fond. Parce qu’il n’y a pas un, ni deux, mais quatre syndrome du naviculaire. Comme si un ne suffisait pas !

Il y a donc, 4 formes.

  • La forme osseuse. aussi appelée « maladie du naviculaire ». Ce tout petit os à l’arrière de la phalange des antérieurs, celui qu’on possède aussi, nous humains. Généralement des fossettes apparaissent sur l’os, et provoquent des douleurs.
  • La forme tendineuse, puisque le tendon fléchisseur profond du doigt passe tout près de l’os naviculaire.
  • la forme bursite qui est l’inflammation de la bourse naviculaire située sous l’os naviculaire
  • la forme ligamenteuse avec inflammation des ligaments et cicatrisations osseuses au niveau de l’attachement de l’os et du ligament

Cela se traduit surtout par une boiterie chronique aux antérieurs (je ne crois pas qu’un naviculaire aux postérieurs est possible…?), soit l’un, soit l’autre, et si vous avez pas de bol, sur les deux. La boiterie est aggravée sur un petit cercle sur le membre enflammé. Ensuite, cela dépends de la forme dont le cheval est atteint, par ex, si c’est osseux, sur un sol plus dur, forcément, le cheval boitera plus facilement.

Et ça se soigne ?

Et c’est là que c’est la catastrophe.

Parce que, non, ça ne se soigne pas.

C’est une maladie dégénérescente. C’est là que l’épée de Damoclès s’enfonce dans notre petit cœur. C’est là qu’une partie de mon âme s’est brisée. Je ne sais que trop bien ce que dégénérescent veut dire, je l’ai vécu, c’est pas beau, ça vous arrache le cœur, le réduit en miettes, et lorsqu’un tout petit espoir s’annonce, c’est pour mieux trancher dans le vif une fois de plus. Mon tout petit monde s’est écroulé ce 24 mai (diantre, que je déteste le mois de mai) lors du diagnostic.

Il existe des solutions cependant pour soulager la douleur. Même si au départ on ne veut pas les entendre. Tout ce que j’avais entendu, c’était « dégénérescent », et « votre cheval finira sa vie boiteux ». Encore un coup de poignard. Vous savez, cette sensation de nager en plein brouillard, et de n’entendre que quelques mots ?

Ces solutions, donc, je m’égare.

Il y a les solutions du vétérinaire, à savoir :

  • des fers spéciaux, orthopédiques. Des eggs bars (fers en rond), ou des fers à l’envers…
  • des anti-inflammatoires
  • des infiltrations

Passons sur les anti-inflammatoires qui pour moi, ne sont ni plus ni moins qu’un vaste cache-misère (et donc pas une solution mais soit). Je ne parle même pas des infiltrations (notamment du Tildren proposé par le véto à 800€ la dose, comment dire…) Ne restait donc que les fers. Rocky était déjà ferré depuis sa boiterie de septembre 2020 (coucou le naviculaire qui était déjà là), c’est donc vers ceci que je me suis tournée.

130€ de ferrure plus tard, plus de boiterie certes. Mais quelque chose n’allait pas. Pas physiquement, je veux dire, sur le cheval, il ne boitait pas. Je ne l’ai remonté qu’une fois ferré avec les eggs bars, et je sentais qu’il n’était pas à l’aise. Je ne saurais l’expliquer, c’est ainsi, c’est peut être stupide, puéril, mais je le sentais là, dans le fond de mes tripes, que ça, ce n’était pas la bonne solution. Rocky était ferré avec des plaques depuis septembre justement à la suite d’une boiterie que le vétérinaire avait qualifié de « sole trop fine », et rebelote en avril 2021, soit moins de 6 mois après sa première ferrure. Rocky a déferré, 2 semaines seulement pour un putain de fer, la croix et la bannière pour faire revenir le maréchal, bref, merci, mais non merci. Et cette pensée que je ne me sortait pas de la tête : et si, dans 6 mois, il boitait à nouveau ? C’était quoi l’étape, après des fers à egg bars ?

Cette pensée-là, me terrifiait.

Alors j’ai cherché d’autres solutions.

Et c’est là que la bataille commence. Démêler le vrai du faux, poser des questions, que faire ? Sans fers ? Comment ? J’étais persuadée que je devais virer les fers. Ça m’a pris aux tripes, le genre d’intuition qu’on ne peut pas refouler.

J’ai décidé de le passer pied nu, à nouveau.

(suite au prochain épisode)

(digne d’un cliffhanger d’une série Netflix!)

(A dans un mois, bisous)

 



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.