L’équitation western : qu’es-ce que c’est ?

L’équitation western : qu’es-ce que c’est ?

C’est l’histoire de l’Ouest.

La poussière soulevée par les sabots des vaches et des chevaux, la chaleur doucereuse du soleil, les injonctions des hommes, l’odeur du cuir, des chevaux, du bétail…

C’est de là qu’est née l’équitation western. Des grandes plaines de l’Ouest au désert du Texas, au temps où le chemin de Fer commençait son apogée.

Avoir un cheval disponible, réactif, souple et économique. Trier, convoyer et surveiller le bétail dans les plaines de l’Ouest requérait des animaux équilibrés, avec un mental paré à affronter les conditions les plus extrêmes, capables d’agir parfois d’eux-mêmes. Et d’un matériel adapté à de longues heures passées en selle.

C’est avant tout, une équitation de travail.

Des plaines de l’Ouest à notre époque, elle a un peu évoluée, et si certains ranchs aux États-Unis utilisent encore le cheval comme outil de travail, d’autres préfèrent largement s’adonner aux nombreuses compétitions organisées par les grandes associations américaines. Parfois, c’est à la fois un cheval de ranch et de compétition.

Ce qui diffère

Oui, mais, c’est quoi la différence ? C’est chouette le Far West, les truands cow-boys et leurs vaches, mais réellement?

C’est simple.

C’est un ami, ce cheval. Ce n’est pas juste un instrument de travail, ce n’est pas juste un objet sur lequel ils montent. C’est une fantastique équipe. Une équipe ou, si l’un pense, l’autre réagit, sans qu’aucune contrainte ne soit utilisée.

On voit ce cheval comme un être à par entière. Relation de confiance oblige, le débourrage se fait d’abord sans selle, au sol, à pied. Là ou l’on apprends à se connaître, la base de toute amitié. Les “chuchoteurs” ont révolutionné ce genre, mais tout pratiquant d’équitation western sait que, si quelque chose ne va pas en selle : descends, reprends les bases à pied, les longues rênes.

Essayer de comprendre pourquoi tel cheval réagit ainsi, et de ce comportement négatif, le tourner en un comportement positif. Étrangement, certains principes de l’équitation classique se prêtent à merveille à l’équitation western, dont la fameuse diatribe de Nuno Oliveira, Demander souvent ; se contenter de peu ; récompenser beaucoup ou celles de Baucher ou La Guerinière. Au final, le changement, c’est surtout le respect du cheval et de ce qu’il est.

 

Selle western circle y

 

le matériel

La légende dit, qu’une fois vos fesses posées sur une selle western, plus aucune autre selle ne trouvera grâce à vos yeux. (ou votre fessier) Cette selle, si caractéristique avec son pommeau à l’avant, et le haut troussequin à l’arrière, fait office d’un siège. Selon les modèles, elles sont plus ou moins lourdes, mais chacune répartit équitablement le poids du cavalier sur le dos du cheval.

Le pommeau (que l’on appelle corne), rehaussé, est lié à l’utilisation du lasso. Les étriers sont larges et on y passe facilement le pied en entier si besoin est. Les selles westerns sont aussi variées que les disciplines, chacune a sa particularité. Par exemple, une selle de show, comportera des plaques en argent. (on aime que ça brille) Les tapis sont épais, et requièrent des amortis assez variés.

Les brides sont souvent exemptes de sous-gorges, à une ou deux oreilles, pour le travail ou pour le show. On privilégie du cuir de qualité, le bling-bling étant réservé pour le ring. L’embouchure, souvent très critiquée ; je ne vais pas toutes les évoquer.

Sachez seulement que pour le jeune cheval on privilégie un mors simple (snaffle), et qu’une fois les bases inculquées et comprises, le mors de bride est utilisé (ou à levier). Ceci étant dit, la particularité, est de monter à une main. C’est la finalité de tout travail. Avoir un cheval qui se tient, rennes longues que l’on tient d’une main, que d’une infime pression des doigts ou mouvement de la main fasse réagir la noble monture, dans la plus pure finesse.

D’aucuns utilisent museroles en cordes et autres artifices peu scrupuleux – oui, même en western, les brutes existent.

Les éperons sont plus décoratifs que sévères, et ils viennent affiner et demander précision. Et un peu de prétention pour celui qui les porte par le tintement qu’ils produisent à chaque pas.

Ou l’on monte en jeans et bottes, et ou un Stetson est fièrement vissé sur le crâne, car le folklore a la vie dure. C’est la tenue règlementaire, avec chemise brodée pour être le parfait petit cow-boy du coin.

les aides

Celle qui fait force de loi : la voix. Que ce soit à pied, ou à cheval, mais surtout pour s’arrêter. Le “Whoa” avec intonation, précise au cheval qu’il doit s’arrêter. Le claquement de langue est utilisé pour passer à une allure supérieure, sauf, au galop, ou, là, il faut faire un “bisou” et voilà votre cheval au galop. (bien sûr en plaçant sa jambe extérieure légèrement en arrière)

Celles qui communique avec la bouche du cheval : les rennes. On appelle ainsi renne directe la renne qui agit directement avec la bouche du cheval. Pour reculer, par exemple. La “Neck Rein” est, quant à elle, une renne qui vient toucher l’encolure du cheval, pour tourner à une main. Elle est plus utilisée à une main, puisque c’est ce contact avec l’encolure qui guide le cheval dans ses déplacements.

Celles qui favorisent le mouvement des hanches : les jambes. Très utilisées pour faire des pivots, des mouvements de hanches, d’épaules. Mais jamais de coups de talons. Une légère pression, et encore. Les jambes doivent être fixes et relâchées.

 

les races utilisées

Toute race peut faire de l’équitation western.

Les races phares, toutefois, sont au nombre de trois.

Le Quarter Horse, est l’une des races les plus représentées au monde. (l’American Quarter Horse Association étant la plus grosse association du monde) Toisant au maximum 1m60 au garrot, ce n’est pas un grand cheval. Mais qui voudrait d’un Selle Français dans les plaines de l’Ouest, ou les cow-boys devaient souvent mettre pied à terre ?

Il est issu d’un croisement entre un pur-sang anglais, et un genet, un cheval espagnol. Réputé pour sa vitesse sur le quart de mile (dont il tire son nom), sa morphologie typée “tank” et son caractère courageux, vif, en fait le cheval de prédilection. Quelques noms de Quarters Horses dont la renommée n’est plus à faire : Doc O’Lena, Smart Chic Olena, Hollywood Dun It, Wimpy P-1… N’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’AQHA (en anglais) pour en apprendre davantage sur cette race et ses fondations.

Le Paint Horse est très proche du Quarter Horse. Mais, ce dernier, est caractérisé par sa robe pie. Du sang mustang, morgan, barbe espagnol coule dans les veines de ce cheval original. Lui aussi, n’excède pas 1m60. Les Indiens étaient très friands de ces chevaux, très propices au camouflage de par leur robe.

Ils sont réputés pour être calmes, et à la fois vifs. Leur robe, se divise en deux grandes familles, les Tobianos et les Overos. Le “Solid” est un Paint Horse, mais sans tâches. On retrouve, parmi les premiers Paint Horse inscrit au registre American Paint Horse Association (proche de l’AQHA), des chevaux comme Q Ton Eagle, Jetalico, et, le très célèbre Colonels Smoking Gun (ou Gunner), étalon prestigieux de reining.

L’Appaloosa, enfin, est une race à la robe si particulière, tachetée, capée, léopardée, de blanc ou de noir, de bai etc.. Née des chevaux colons espagnols, ce sont les Indiens Nez-Percés qui, séduits par la robe peu commune de ce cheval, en firent l’élevage. L’Appaloosa a faillit disparaître en 1877, lors de la reddition des Nez-Percés. La création de l’Appaloosa Horse Club en 1938, sauve la race ; de nombreux croisements ont ensuite été faits, notamment avec du Pur-Sang Arabe. L’Appaloosa est un cheval agile, résistant, et vif.

On retrouve d’autres races, comme le Camargue, le Pure Race Espagnole ou le Criollo. La plupart sont des races de chevaux de travail.

En concours, la plupart des races sont acceptées, pur race, ONC, ou OC, sauf sur les shows réservés aux trois races précédentes.

Tess, sa robe est appaloosa

 

Ou essayer l’équitation western ?

Nombreux sont les ranchs en France, pour faire une séance d’essai.

Selon ou vous vous situez, vous pouvez effectuer une rechercher sur le site de la FFE.

J’ai aussi quelques adresses à vous proposer :

Le Petit Far West, dans le Parc Equestre Francilien, au Pin.

Sermet Quarter Horse, à Chezeneuve (38)

King’s Valley Quarter Horses, Vitry aux Loges (45)

Village Western, Hourtin (33)

 



3 thoughts on “L’équitation western : qu’es-ce que c’est ?”

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